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mercredi 7 janvier 2009

Harry mène l'enquête

J'ai vu mon client pour la première fois lorsqu'il descendait de son avion, à Nice, il y a environ trois semaines. Enfin mon client, façon de parler. Disons qu'on m'a payé pour le suivre et le surveiller, alors je le suis et je le surveille. C'est mon métier et je fais ça plutôt bien, sans qu'on me remarque généralement, et c'est pour ça qu'on me paye. Donc mon client est descendu de l'avion, a embrassé sa mère et a embarqué dans une clio verte que j'ai suivi sans trop de difficulté à travers les bouchons niçois. Après ça, j'ai rongé ma patience et appelé Hortense pour savoir si elle avait bien donné à manger à mon chat. Et puis j'ai suivi mon gagne-pain dans plusieurs quartiers de Nice, l'observant à travers une fenêtre lorqu'il jouait à la Wii chez un de ses amis , écoutant attentivement ses conversations autour d'une bière avec d'autres amis, où mangeant des morceaux de viande bouilli avec ses cousins et sa tante.

Lorsqu'aux environs de noël, il a repris sa clio verte avec sa mère, je l'ai encore pisté. Et je suis arrivé à Frontignan, un petit bled près de Montpelier, où le petit barbu, comme je m'étais amusé à l'appeler - j'aime bien donner un petit nom à mes clients, ça les rend toujours plus sympathiques -, où le petit barbu, donc, avait retrouvé ses cousins, et cousine, ses tantes et ses oncles. Sa famille, quoi. D'ailleurs, j'ai évité de m'approcher trop près, les Corses, ça à l'oreille fine et un sixième sens pour les questions de pistage. J'en ai donc profité pour boucler mes achats de noël, un peu de muscat pour Hortense et des croquettes en chocolat pour mon chat. A ce que je sache faire des emplettes en même temps que pister, ce n'est pas interdit. Surtout que j'avais toujours mon client à l'oeil, même s'il a essayé de me glisser sous la main en se déguisant avec des costumes de son oncle. Heureusement, je suis un professionnel, ce n'est pas en mettant une cravate orange qu'on peut me perdre. Même si j'ai failli ne pas le reconnaitre à cause de la raie de côté.

Après quelques jours de planque, mon client est reparti dans sa clio verte avec sa mère en direction de Nice. Je l'ai suivi, toujours à distance pour ne pas me faire remarquer. Il m'a ensuite reballadé dans vieux Nice et dans le quartier de la Libé. Moi qui connaissait mal Nice, maintenant j'en connais le moindre pot de fleur et poteau électrique, les meilleures planques quand on fait une filature. Puis le petit barbu est remonté dans sa clio verte, cette fois accompagné par des amis à lui et plein de sacs. Il m'a trimballé jusqu'à Annot, un petit village dans l'arrière-pays niçois. Il y avait de la neige de partout et j'ai réussi à me planquer dans une maison désaffectée dans le voisinage pour continuer mon boulot d'observation. Au fur et à mesure, d'autres voitures se sont jointes à la clio verte qui à force d'allers-retours ont nettoyé la belle allée de sa neige incrustée. Le groupe de jeunes gens ont fait pas mal de bruits et j'ai cru apercevoir par la fenêtre quelques morceaux de fromages délicats ainsi que quelques vapeurs d'alcool. A propos d'alcool, vu le froid qui règne dans ma maison désaffectée, j'ai du leur piquer un peu de remontant à ces petits jeunes. S'ils avaient été au courant de ma présence, je suis sûr qu'il me l'aurait donné avec plaisir, donc je ne me suis pas gêné.

J'ai suivi mon client sur les pistes de ski de la Foux d'Allos, et je l'ai vu arracher la fixation de son ski et avoir un peu de mal à redescendre en bas de la station. J'ai aussi passé le jour de l'an seul dans le froid, à penser à mon chat et à Hortense, pendant que cris et chants raisonnaient dans la maison de mon client. J'ai entendu toute la nuit les bruits de mouchage de mon gagne-pain, et assisté, impuissant, à son terrible combat contre une crève assassine le premier de l'an. Je l'ai encore suivi sur les pistes de ski le second, et j'ai profité comme lui d'un beau temps magnifique et d'une neige légère. Je l'ai encore suivi lorsqu'il est retourné sur la côte, à Antibes chez son père, sa belle-mère et sa soeur et lorqu'il a dormi sur un bateau dans la fraicheur du port d'Antibes.

Je l'ai encore suivi lorsqu'il a repris l'avion en direction de l'Angleterre. Je dois dire que ça ne m'enchantait pas trop de partir ainsi loin d'Hortense et de mon chat. Mais bon, c'est mon métier de suivre les gens, alors je les suis. L'avion de mon client avait du retard. Du coup, à l'arrivée, il a couru après son bus, qu'il a loupé. Du coup, j'ai eu un peu pitité de lui. C'est vrai quoi, ce n'est pas parceque c'est mon gagne-pain que je n'ai pas de sentiments. Du coup je l'ai pris dans ma voiture, me faisant passer pour un taxi. Et je l'ai déposé à minuit dans une petite gare vide, dans le froid. Il m'a dit qu'il n'y avait pas de soucis, qu'il pouvait attendre sans problèmes dans le froid, qu'il avait un roman policier à terminer. Et donc je l'ai laissé à attendre comme ça dans le froid, sous une neige légère. A 1h du matin, son train est arrivé et il est parti vers Cambridge. Et moi j'ai fait demi-tour. Direction la maison, pour retrouver Hortense et mon chat. Hé oui, tout boulot, même les meilleurs, doivent bien se terminer un jour.

jeudi 28 août 2008

Carte

Et voici en exclusivité mondiale la carte approximative de nos pérégrinations de 3 semaines, avec 4000km de route dans 3 pays différents (Espagne, France et Italie) :


Agrandir le plan

Episode V : Barcelone, le retour

Jeudi 5 aout : Valence - Taragone

Nous continuons la route vers Barcelone et nous nous arrêtons vers Tarragone pour se baigner, dans la Cala Julia, une petite crique très accueillante. Il y a plein de blocs pour faire de la grimpe au dessus de l'eau, mais les rochers sont un peu coupants et y a des grosses vagues qui chatouillent le dos. On grignote et on lit à l'ombre sur les rochers et on redécouvre avec surprise la pluie : après 10 jours de grand ciel bleu ça fait un peu bizarre, même si ça ne dure pas longtemps.

A la fin de la journée, l'eau de la crique est un peu crade. On part chercher un camping un peu plus loin, idéalement situé entre une nationale où passent les camions et la voie de chemin de fer. On mange dans un resto sur la plage, des grosses tartines et du carpaccio.


Vendredi 8 aout : Tarragone - Barcelone

On arrive à Barcelone le lendemain et on trouve rapidement l'hôtel que l'on avait reservé. En profitant d'une offre sur internet, on se retrouve dans un super hôtel très design. Ensuite, on va visite la casa Batlo de Gaudi : comme le reste de son oeuvre, je ne trouve pas ça particulèrement joli, même si je comprend bien que c'était résolument créatif et visionnaire pour son époque. On en profite pour manger dans un petit resto sur Las Ramblas, une paêlla à la viande et des tortillas.

Le soir, on admire sur la place d'Espagne un spectacle son, lumière et jets d'eau aux fontaines magiques de Monjouïc.


Samedi 9 aout : Barcelone - Antibes

Visite rapide le matin du marché de la Boquera pour Christine (du chorizo, des tomates séchées, des champignons marinés ...) puis route très encombré vers Nice où on rend la voiture à 22h. Mon père vient nous chercher et on mange à Antibes sur le bateau, avec la famille au grand complet.


Dimanche 10 aout - Mardi 12 aout : Antibes

On part le dimanche en direction des îles de Lerins, où l'eau est très claire et remplie de méduse. On peut presque traverser à pied entre les deux îles tellement il y a de bateaux. On passe la nuit là-bas, heureusement il y a moins de monde et le matin il n'y a plus aucune méduse. C'est quand même sympa d'avoir des masques pour profiter de la super visibilité de la méditérannée :-)

On rentre le lundi après-midi, et Christine et moi nous remettons difficilement à bosser.


Mercredi 13 aout - Dimanche 17 aout : Saorge

On décide enfin de monter quelques jours dans un petit village de l'arrière pays niçois, perché au milieu des montagnes, ou on continue de travailler tout en profitant du cadre splendide. Christine va se promener les après-midi pendant que je bosse, et on se fait une petite rando sympa le dimanche pour essayer d'atteindre - sans succès - le chateau en ruine que l'on aperçoit de l'autre côté de la vallée.


Et voilà c'est fini, 4000km de voyage, c'était long mais super génial méga cool. Rendez-vous l'année prochaine pour l'édition 2009 du guide gastronomique de mes vacances :-)

mercredi 27 août 2008

Episode IV : Au coeur de l'Andalousie

Lundi 24 aout : Tarifa - Cadix

Nous partons le matin à la recherche d'une nouvelle plage, nous allons jusqu'à Zahara de los Atunes, un petit village de pêcheurs. La plage est sympa et je met même quelques orteils dans l'eau froide. A midi on mange dans un resto un peu chicos sur le port, du poisson pour Christine et du veau fraichement pêché pour moi.

Nous traversons ensuite rapidement Vejer de la Frontera (qui marquait la frontière avec les terres musulmanes du sud) pour nous diriger vers Cadix. Cadix, c'est vraiment une ville très agréable. La vieille ville est située sur une presque île, donc en marchant dans presque toutes les directions, on se retrouve en bord de mer. Plein de petites ruelles, de patios et de petites places. On a même réussi à aller bronzer sur une petite plage (surpeuplée de mamas avec leur ombrelle et de gamins qui crient des trucs en espagnols) situé à côté d'un parc. On prend un verre sur une grande place dominée par une grosse cathédrale, puis on part à la recherche d'un camping, que l'on trouve un peu au nord, à Santa Maria. C'est un camping où on se fait placer par un monsieur en scooter et qui vante à l'entrée d'avoir déjà expulsé 95 personnes qui faisaient trop de bruit. Ces menaces ne semblent pas affecter les chiens des maisons voisines qui n'ont pas arrêté d'aboyer toute la nuit.


Mardi 5 aout : Cadix - Séville

Nous faisons maintenant demi-tour pour rentrer tout doucement vers le Nord-Est. Après être parti du camping, nous faisons halte à Jerez, une ville qui produit plein de vin. On fait trois fois le tour de la ville pour trouver un syndicat d'initiative. Au bout du 4e, j'abandonne Christine et je vais manger des tapas sur une petite place en l'attendant.

Après manger, direction Séville, où l'on arrive à l'office du tourisme juste avant la fermeture, ce qui nous permet de trouver un "hostel" pas trop cher dans le centre, avec un patio, des plantes vertes et une petite chambre. Le soir, on visite Séville, et on boit de la Sangria en mengeant des olives sur une petite place où l'on voit le beau clocher Mauresque de la cathédrale éclairé. Séville, c'est une ville très agréable, avec plein de ruelles et de places, bien qu'il y fasse vraiment très très chaud et lourd.


Mercredi 6 aout : Séville - Cordoue

Avant de partir de Séville, Christine fait un tour au marché. On reprend ensuite la route pour aller jusqu'à Cordoue, où nous marchons pendant très longtemps dans des petites rues avant de trouver le centre de la vieille ville. Epuisé, nous voyons soudain apparaîte "El museo del Tapas", encore ouvert à 16h, comme tout bon restaurant espagnol. Le repas est excellent, avec Gazpachio, beignets d'épinards, aubergines au miel, charcuterie, et plein d'autres plats. Il reçoit sans hésitation le prix tant convoité des "meilleurs tapas" de notre guide 2008.

Après manger, on décide de faire le plus de route possible en direction de Barcelone : on quitte l'Andalousie avec regrets et on dort dans un routier pourri à proximité de Valence.

mardi 26 août 2008

Episose III : De Grenade à Tarifa

Vendredi 1 aout : Bermejales - Grenade

Au petit matin, on reprend la voiture et nous faisons marche arrière pour se diriger vers Grenade. Nous nous garons dans un parking souterrain, et nous nous dirigeons vers l'Alhambra, le fameux palais arabe qui domine la ville. Grâce à notre sens de l'orientation infaillible, nous nous trompons de colline et nous perdons dans les petites ruelles de la ville haute. C'est vraiment magnifique, nous nous arrêtons pour manger sur une petite place à l'ombre. Le cadre est très sympa mais le resto n'est pas très bon.

Après manger, on change de colline pour aller vers l'Alhambra. Nous visitons le palais de Charles 5, un grand bâtiment pas du tout arabe: depuis un millénaire tous les chefs de Grenade ont fait construire un petit palais en haut de la colline, donc ça donne un mélange sympathique. Nous ne visitons pas l'Alhambra proprement dite car il est un peu trop tard et on veut en profiter pleinement. Du coup, nous partons à la recherche d'un camping, que nous trouvons aux portes de Grenade.

Le soir, nous revenons à pied à Grenade et nous nous arrêtons pour manger des tapas dans une petite rue piétonne dans la ville basse. Une grosse assiette de tapas avec de la sangria, on ne change pas une équipe qui gagne.

Samedi 2 aout : Grenade - Benemahoma

Après une nuite plutôt calme, nous allons visiter l'Alhambra, le palais arabe et le Generalife, le jardin associé. La visite est vraiment superbe, il y a plein de patios de partout, de la vieille céramique, des petits bassins et une vue magnifique sur la ville basse et la colline de la ville haute où nous avons mangé la veille. C'est impressionant de voir la minutie des détails des "fresques" en argile et des portes et des plafonds en bois. Les jardins sont eux aussi magnifiques, calmes et tranquilles, plein de terrasses et de bassins. Ca doit être plutôt sympa d'habiter là, il faut que je demande aux proprios s'il veulent pas échanger leur palais contre mon petit appart de Cambridge pour les prochaines vacances :-)

L'après midi, nous partons vers l'ouest jusqu'à Ubrique et nous commençons à chercher un camping. C'est une petite ville aux maisons blanches avec plein de magasins de peaux et de cuir. On arrive trop tard pour aller à l'office du tourisme, donc on demande dans un bar. En suivant les indications qu'on nous a donné, nous nous retrouvons dans un tout petit village blanc, accrochés aux pentes d'une montagne, qui à décider de fêter notre venue en lachant des vachettes dans les ruelles en pente.

Nous mangeons nos tapas habituelles dans un petit resto, et nous profitons de la superbe vue que l'on a au pied de notre tente sur le bas de la vallée. C'est, sans contexte, le plus beau camping de notre séjour.

Dimanche 3 aout : Benemahoma - Tarifa

Nous partons ensuite vers Ronda, une ville blanche construite en haut de deux falaises reliées par un pont. Nous avons un peu marché dans la ville et visité le fameux pont, qui a été reconstruit plusieurs fois et qui relie la "ville des marchands" à la "ville des rois". La construction est assez impressionante et la ville sympa.

On mange dans une brasserie qui n'a qu'une bière sur sa carte, mais avec une tireuse sur chaque table et un petit compteur pour dire combien on a consommé. On se gave aussi de tapas qui ne sont pas chers du tout, et en plus qui arrivent tout seuls dès qu'on recommande à boire (bin oui, il fait chaud !), servis par un monsieur très sympa qui essaye de parler français avec nous.

Nous prenons ensuite une route montagneuse qui nous amène à Gibraltar et qui traversent de plusieurs petits villages blancs à fleur de montagne. C'est vraiment très joli. On passe ensuite au bord de la mer, avec un vent énorme et plein d'éolienne qui essayent de l'attraper. Et finalement on attérit à Tarifa, où on trouve un camping près d'une plage. Christine se baigne dans les énorme vagues pendant que je tiens les affaires (et puis l'eau est un peu trop froide pour moi) pour pas qu'elles s'envolent. On se met ensuite à l'abri dans le creux d'une grosse dune de sable pour manger du melon blanc.

Avant d'aller se coucher, on va acheter des sardines et des ficelles pour attacher la tente, histoire qu'elle s'envole pas. Finalement, le vent est tombé dans la nuit, donc ça a été plutôt calme.

dimanche 24 août 2008

Episode II : Aux portes de l'Andalousie

Mardi 29 juillet : Xeresa - Cabo de Gata

Au petit matin (enfin presque) nous quittons le camping à la recherche d'un coin un peu moins bétonné. Parceque la côte espagnole, ça ressemble à la côte d'azur en pire : y a du béton partout, même s'ils ont quand même réussi à mettre de belles plages de sable blanc - et un peu peuplée - entre le béton et la mer. Nous prenons l'autoroute jusqu'à Murcia où nous arrêtons dans une zone commerciale pour acheter des matelas de sol. On en profite aussi pour manger dans une cafétéria ("pasta muerte" ou un truc du genre) ou ou on peut manger autant qu'on veut des pates, des pizzas, des viandes et des desserts : on fait le plein ...

Ensuite on se dirige vers Garrucha, sur la côte, où on se baigne dans une eau un peu plus clair que les jours précédents : le cadre s'améliore mais ce n'est pas encore ça. Puis en fin d'après-midi, on repart direction le parc naturel de Cabo de Gata, près de nijar. On passe en haut de falaises magnifiques et on roule sur des petites routes qui traversent des étendues vierges pendant plusieurs heures, à la recherche d'un coin ou dormir. Finalement, c'est trop tard pour trouver un camping, on s'arrête dans un relais routier au bord de l'autoroute, à une demi-heure du parc...


Mercredi 30 juillet : Cabo de Gata - Cabo de Gata

Le matin, on retourne dans le parc, à San José. L'endroit est magnifique, des maisons blanches à flanc de colline qui tombe dans la mer. On trouve un endroit un peu calme pour se baigner, l'eau est transparente et Christine n'arrive pas à monter debout sur mes épaules dans l'eau.

Nous mangeons dans un restaurant italien, des gnocchis pour moi et deux raviolis pour Christine. La serveuse est tchèque, du coup on comprend quand elle parle espagnol (enfin surtout Christine). On reprend ensuite des petites routes dans le parc naturel, on hésite à prendre petite une route de sable qui longe la côte mais finalement on a pitié de notre voiture donc on fait un grand détour pour arriver au Cabo de Gata. On visite le phare et on regarde la mer transparente du haut des falaises. On s'arrête sur une plage avec plein d'oursin au bord, mais plus loin l'eau est toujours aussi transparente et le paysage tout autour est très beau : dommage qu'on ait pas pris nos masques et tubas.

Le coin étant très beau, on y reste toute l'après-midi. Et le soir aussi. Et la nuit aussi. Nous sommes bercés par le bruit des bateau de pêche qui passent au large et la lumière du phare qui se reflète sur les falaises.


Jeudi 31 juillet : Cabo de Gata - Lac de Bermejales

On se lève avec le soleil vers 7h00, et on prend la route direction l'Andalousie. On commence par visiter Tabernas, un petit village au coeur de la Sierra Nevada - c'est à dire en plein coeur du désert (c'est là ou ils tournaient les western spaguettis). On va faire un tour au chateau en ruine de Tabernas, où on a une bonne vue sur la région environnante : le paysage est là encore magnifique, des canyons, des cactus et très peu de végétation. On roule encore un peu pour visiter un autre chateau, celui de la Calahorra : un palais ocre qui domine une ville blanche, c'est là encore très joli. Cette fois le chateau n'est pas du tout en ruine, mais malheureusement il n'a pas l'air d'être ouvert (même si on entend des gens qui travaillent à l'intérieur).

On continue ensuite jusqu'à Guadix, où on visite la ville haute avec plein de vieilles batisses et on aperçoit de l'autre côte le quartier Tzigane avec des maisons troglodytes. C'est un peu trop loin, on y va pas, et à la place on cherche un petit resto. On marche longtemps au soleil dans la nouvelle ville avant de trouver un truc sympa : la "maison de jamon", un bar a tapas qui sert plein de jambon, chorizo et saucisson : le rêve ! On découvre avec surprise qu'en Andalousie, on a le droit à des tapas pour chaque tournée consommée : "una cerveza buscada, una tapa offerta". On s'apercevra ensuite que c'est partout comme ça dans le sud, c'est juste à Barcelone qu'ils sont mal élevés ;-)

On repart ensuite en direction de Grenade : l'après-midi est bien avancée et on a un peu la flemme d'aller visiter, donc du coup on ne s'arrête pas : on continue vers le sud-ouest en direction d'un petit lac où on espère trouver un camping. Le coin est très beau, il y a plein de champs d'olivier de partout. Le camping à l'air vide : il y a juste une famille espagnole qui ont pris leur frigo et leur tv. On apprend aussi un peu plus tard qu'ils ne savent communiquer qu'en criant, aussi bien la nuit que le matin.

à suivre...

samedi 23 août 2008

Episode I : Barcelone

Samedi 26 juillet : Barcelone

Christine m'attend à la gare nord toute la matinée car mon avion est en retard et je me suis perdu dans le réseau de bus barcelonais. Nous posons nos sacs dans une consigne et nous allons faire un tour au port et à la plage - qui est bondée - où nous nous baignons malgré le peu de transparence de l'eau.

Je grignote deux croque-monsieur au fromage face à la plage, puis on visite le quartier gothique en prenant des jus de fruit frais et des glaces. Le soir, nous dormons dans une petite chambre avec deux lits superposés à "Dream Hostel", une auberge de jeunesse à Badalona, dans la banlieu de Barcelone.

Le soir, on retourne manger des tapas et boire de la sangria dans au centre ville dans un petit resto "très bon - très cher". Puis promenade de nuit dans le quartier gothique : le but se perdre dans les petites ruelles étroites. C'est vraiment un quartier sympa.

Dimanche 28 juillet : Barcelone

On se fait réveiller tôt le matin par la femme de ménage qui nous demande de changer de chambre. On est un peu embêté, mais on bouge quand même pour se retrouver dans une super chambre double avec salle de bain.

On va ensuite visiter Barcelone à nouveau - cette fois la Sagrada Familia - avec au passage une halte pour manger des tapas assez moyens - c'est quand même assez moche cette énorme cathédrale vu de l'extérieur, puis visite du parc Güell qui est vraiment magnifique - plein de petites allées à l'ombre, des concerts un peu partout et une belle vue de Barcelone. Puis on redescend à pied Las Ramblas, en passant devant les maisons étranges conçues par Gaudi. On arrive jusqu'au marché Saint Joseph (ou la "Boqueria") avec plein de couleurs et d'odeurs. On y achète un peu de jambon cru, qu'on grignote en descendant Las Ramblas et en observant les nombreux mimes qui y font leur numéro.

Le soir, on rentre à Badalona au Dream Hostel, où on s'explose le ventre en mangeant encore des tapas dans un resto "très bon - pas cher" cette fois ci. Ce qu'on a retenu de la journée, c'est qu'y il a des X dans tous les mots catalans, contrairement à l'espagnol ou apparement c'est rare. Et ça se prononce 'ch' comme dans xocolat.


Lundi 28 juillet : Barcelone - Xeresa

On petit déjeune à l'auberge (où j'envoie des mails pour le boulot parceque je me rend compte que j'avais oublié un truc avant de partir en vacances ...) puis on laisse nos affaires dans une consigne et on va chercher notre voiture de location. On avait réservé une petite voiture qu'on devait rendre à Barcelone dans 10 jours, finalement on se retrouve avec une grosse scenic climatisée et avec régulateur de vitesse qu'on rendra dans 11 jours à Nice : tout ça parcequ'elle est immatriculée en france et que ça leur évite les frais de rapatriement. Après un détour pour aller chercher nos sacs à l'auberge, on se dirige vers le sud de l'espagne : objectif l'Andalousie!

On s'arrête en fin d'après midi sur une plage à Xeresa, ou tout est complètement bétonné. On se baigne et on pic-nique, puis on part à la recherche d'un camping. On en trouve un après avoir un peu tourné ... heureusement il est 22h15 et l'accueil est sensé fermer à 22h, mais on s'en sort quand même. C'est à ce moment qu'on se rend compte qu'on a oublié nos tapis de sols et que nos voisins sont de gros motards bruyants.

to be continued ...